Biographie

Michel Cosem est originaire du sud de la France. Il a fait ses études supérieures à Toulouse. Il écrit des romans et des poèmes depuis toujours. Il a publié de nombreux ouvrages (romans, poèmes, anthologies) et consacre sa vie à l'écriture, aux voyages, à la lecture et aux rencontres avec ses lecteurs un peu partout en France et à l’étranger.

 

Ses romans parlent tout aussi bien des régions du grand Sud aujourd'hui, que des pays lointains dans l'espace et dans le temps comme l’Égypte (Le Secret de la déesse Bastet, L’Or de Pharaon), le Sahara (La Rose rouge du désert), la Grèce (L’île pélican), la Mongolie (À cheval dans la steppe), l’Espagne (Les Oiseaux du Mont Perdu, Feu Follet de Santa Fé), les Pyrénées (Les Neiges rebelles de l’Artigou, Les Traces sauvages de l’Estelas). D’autres livres se situent dans le rêve et le légendaire (Malelouve des terres à brume, Rendez-vous avec Mélusine, Les Chevaux du Paradis) ou se déroulent au Moyen Âge ou à l’époque de la Résistance (Les Doigts à l’encre violette).

 

Ses derniers romans pour adultes accordent une grande part à l’histoire et à l’imaginaire : La Nuit des naufrageurs relate l’épopée des pirates et Les Vies multiples du troubadour Peire Vidal reconstitue la vie de l’Occitanie au temps des troubadours. Ces deux livres sont publiés par les Éd. de Pierregord. Justine et les loups qui se situent en Aubrac et Le Bois des Demoiselles en Ariège (Éditions De Borée) mélangent réalité et légende tout comme Les Oiseaux de la Tramontane  (Souny). L’Aigle de la frontière évoque la montagne et ceux qui la traverse : contrebandier, berger, mais aussi réfugiés et fugitifs.

 

Le point commun de tous ces romans est l'imaginaire, le merveilleux, sans oublier la nature, le fantastique et surtout l’aventure avec des personnages attachants.

Parution le 13 juin 2019

Distinctions littéraires

  • Prix Loisirs-Jeunes 1975 pour Découvrir la poésie française (Seghers, 1975)

  • Prix de la Ville de Vénissieux 1980 pour Alpha de la licorne (La Farandole, 1979)

  • Prix Méridien 1981 pour La Dérive des continents (Encres, 1980)

  • Prix Antonin-Artaud 1986 pour Aux yeux de la légende (Dominique Bedou, 1986)

  • Prix Enfance / Midi-Pyrénées 1987 de la Fédération des œuvres laïques des Hautes-Pyrénées pour Les Traces sauvages de l'Estelas (Milan, 1990)

  • Prix Malrieu 1993 pour Le Petit Jour (Sud Éditions, 1993)

  • Prix de l'Association nationale des conseillers pédagogiques 2002 pour Malelouve des terres à Brumes (Sedrap, 2002)

  • Prix Renaudot des Benjamins 2003 pour Malelouve des terres à Brumes (Sedrap, 2002)

Ils ont dit...

 

"Michel Cosem ne cherche pas l'inspiration, elle vient à lui car il regarde le monde. Il y a en lui quelque chose d'un Monet arpentant la campagne, chevalet et boîte de couleurs en bandoulière, célébrant le jour en guettant ses plus infimes nuances de lumière. Il a cette façon de respirer, de poser son regard et de laisser les choses parler d'elles-mêmes, par leur seule présence. Nous sommes ici en poésie. En pure poésie, écrite à l'encre vive du bonheur d'être."
Gaëlle Josse

 

"Ce qui est étonnant dans la poésie de Michel Cosem c'est sa capacité à transformer le monde, à nous obliger à regarder autour de nous d'un œil moins blasé, moins traditionnel, à être en quelque sorte au cœur de notre réel. Son écriture, concrète et efficace, nous percute directement jusqu 'à éveiller en nous inspiration et échos multiples. Quelle que soit la thématique envisagée (voyages, méditation...), le résultat est le même : une grande joie s'empare du lecteur et ne le lâche plus."
Silvaine Arabo

 

 

 

Illustration de Philippe-Henri Turin, pour le roman

Le Chemin du bout du monde (Milan, 1993)

Propos recueillis

 

Comment vous vient l'inspiration ?

C'est très simple. Je crois que l'on parle bien de ce que l'on aime. Pour L'Aigle de la frontière, j'avais envie de partager mon amour de la montagne, des lacs, des cascades, des forêts. Je me suis installé dans un bel appartement sur les Allées d'Étigny et chaque jour je suis allé dans une vallée, dans un village, de l'autre côté de la frontière qui est ici bien artificielle. J'ai écrit des poèmes pour bien garder en mémoire des idées, des sensations pour pouvoir ensuite les restituer sous forme d'ambiance dans le roman. J'ai lu aussi toutes sortes de livres. Lorsque je décide d'écrire un roman c'est que toutes les informations, tous les personnages, toutes les actions ont muris dans ma tête et il ne me reste plus qu'à les écrire au mieux. L'inspiration pour moi est faite de travail et de plaisir d'écrire.

 

Que voulez-vous dire à vos lecteurs et peut être futurs lecteurs ?

Laissez-vous prendre par la main pour faire un voyage en pleine réalité et en plein imaginaire. Chacun de mes romans est un voyage dans des lieux différents que j'aime aussi : L'Égypte, le Sahara, l'Andalousie. Laissez-vous porter par le plaisir de lire et par la découverte. Si vous ne connaissez pas ces lieux, c'est le moment d'entrer en intimité avec. Si vous les connaissez, d'élargir votre palette d'images, de couleurs, de souvenirs. J'ajoute que j'accorde une grande importance au langage et j'essaie de soigner au mieux l'écriture. Cela me semble-t-il favorise l'imaginaire et le goût de lire. J'ai horreurs des livres écrits à la va-vite en style journalistique. J'aime autant dire à mes lecteurs qu'ils ne trouveront pas cela dans mes écrits.

 

Avez-vous toujours eu envie d'être écrivain ? Qu'est-ce qui vous a amené à devenir écrivain ?

Oui, je crois. Les livres ont toujours joué un grand rôle dans ma vie. Je lisais en cachette les romans qui étaient dans la bibliothèque de mes parents et adolescent j'ai commencé à écrire de nombreuses histoires que je n'ai jamais terminées mais je me suis formé ainsi. Lorsque mon premier éditeur (Robert Laffont) a accepté Haute Serre, je dois bien dire que j'ai été très heureux. Après j'ai toujours continué avec le même plaisir.

 

Dans quelles conditions travaillez-vous ? Quels sont vos rituels ?

Une fois ma décision fixée (et l'idée initiale peut prendre des années à murir) j'essaie de me consacrer uniquement à l'écriture. J'aime être à mon ordinateur de bon matin et d'écrire pas plus que 5 ou 10 pages et le reste du temps je n'abandonne pas mes personnages, je dialogue presque avec eux et je prévoie les rôles qu'ils vont jouer dans les pages futures. Cela se passe l'été où je ne voyage plus et où je refuse les invitations aux salons du livre. Je veux demeurer le plus possible dans mon imaginaire et il est possible que j'ajoute des lectures, l'écriture de poèmes. Si besoin est je peux retourner sur les lieux. J'ai toujours avec moi un carnet où je note ce qui m'intéresse. J'aime beaucoup écrire dans ma maison de campagne avec des fenêtres donnant sur des arbres différents, sur un pré fleuri et s'il fait frais j'allume un beau feu dans la cheminée. Il y en a qui disent que l'écriture est une souffrance : pas moi. 

Création et gestion Jean-Marie David-Lebret, 2014.

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